
En analyse complexe, une fonction holomorphe est rigide : elle est entièrement déterminée par ses valeurs sur un petit cercle. Que se passe-t-il quand cette rigidité est brisée en un point isolé, par exemple en \(0\) pour \(1/z\) ou pour \(e^{1/z}\) ? Ce chapitre classe ces singularités grâce aux séries de Laurent, définit le résidu, puis démontre le théorème des résidus, outil de calcul redoutable qui permet d’évaluer des intégrales réelles que les primitives ne savent pas atteindre.
1. Séries de Laurent
Une série entière ne contient que des puissances positives. Pour décrire une fonction holomorphe près d’un point où elle n’est pas définie, il faut aussi des puissances négatives.
Pour \(a \in \mathbb{C}\) et \(0 \le r \lt R \le +\infty\), la couronne de centre \(a\) est l’ouvert \(C(a\,;r,R) = \{ z \in \mathbb{C} \ : \ r \lt |z-a| \lt R \}\). Pour \(r = 0\), c’est un disque épointé.
Soit \(f\) holomorphe sur la couronne \(C(a\,;r,R)\). Il existe une unique suite \((a_n)_{n \in \mathbb{Z}}\) telle que
\[ f(z) = \sum_{n=-\infty}^{+\infty} a_n (z-a)^n \quad \text{pour tout } z \in C(a\,;r,R), \]
la convergence étant normale sur tout compact de la couronne. De plus, pour tout \(\rho \in \,]r,R[\),
\[ a_n = \frac{1}{2\pi i} \oint_{|w-a|=\rho} \frac{f(w)}{(w-a)^{n+1}}\,dw. \]
La série \(\sum_{n \ge 0} a_n (z-a)^n\) est la partie régulière ; la série \(\sum_{n \lt 0} a_n (z-a)^n\) est la partie principale. L’unicité signifie que tout développement obtenu « par n’importe quel moyen » (séries géométriques, produits de développements) est le bon, pourvu qu’il converge sur la couronne considérée. Attention : le développement dépend de la couronne.
Soit \(f(z) = \dfrac{1}{(z-1)(z-4)} = \dfrac{1}{3}\left(\dfrac{1}{z-4} - \dfrac{1}{z-1}\right)\). Sur la couronne \(1 \lt |z| \lt 4\), on écrit \(\dfrac{1}{z-1} = \dfrac{1}{z}\cdot\dfrac{1}{1-1/z} = \sum_{n \ge 0} z^{-n-1}\) (car \(|1/z| \lt 1\)) et \(\dfrac{1}{z-4} = -\dfrac{1}{4}\cdot\dfrac{1}{1-z/4} = -\sum_{n \ge 0} \dfrac{z^n}{4^{n+1}}\) (car \(|z/4| \lt 1\)). Donc
\[ f(z) = -\frac{1}{3}\sum_{n \ge 0} \frac{z^n}{4^{n+1}} - \frac{1}{3}\sum_{n \ge 0} z^{-n-1}. \]
Les coefficients sont \(a_{n} = -\dfrac{1}{3\cdot 4^{n+1}}\) pour \(n \ge 0\) et \(a_{-n-1} = -\dfrac{1}{3}\) pour \(n \ge 0\). Sur le disque \(|z| \lt 1\), le même calcul avec \(\dfrac{1}{z-1} = -\sum z^n\) donnerait un développement de Taylor : aucune puissance négative.
2. Types de singularités isolées
On dit que \(a\) est une singularité isolée de \(f\) si \(f\) est holomorphe sur un disque épointé \(D^*(a,R) = \{0 \lt |z-a| \lt R\}\) mais pas (forcément) en \(a\). La série de Laurent de \(f\) sur ce disque épointé permet de classer \(a\).
- Si \(a_n = 0\) pour tout \(n \lt 0\) : la singularité est effaçable ; \(f\) se prolonge en une fonction holomorphe en \(a\) en posant \(f(a) = a_0\).
- S’il existe \(m \ge 1\) avec \(a_{-m} \ne 0\) et \(a_n = 0\) pour \(n \lt -m\) : \(a\) est un pôle d’ordre \(m\).
- Si \(a_n \ne 0\) pour une infinité d’indices \(n \lt 0\) : la singularité est essentielle.
Si \(f\) est holomorphe et bornée sur un disque épointé \(D^*(a,R)\), alors \(a\) est une singularité effaçable.
Démonstration : si \(|f| \le M\), la formule des coefficients donne, pour \(n \lt 0\) et \(\rho \lt R\), \(|a_n| \le M\rho^{-n}\). En faisant tendre \(\rho\) vers \(0\), on obtient \(a_n = 0\) puisque \(-n \gt 0\).
Les assertions suivantes sont équivalentes : (i) \(a\) est un pôle de \(f\) ; (ii) \(|f(z)| \to +\infty\) quand \(z \to a\) ; (iii) il existe \(m \ge 1\) et \(g\) holomorphe en \(a\) avec \(g(a) \ne 0\) telles que \(f(z) = \dfrac{g(z)}{(z-a)^m}\). L’entier \(m\) est alors l’ordre du pôle.
Pour une singularité essentielle, le comportement est au contraire chaotique :
Si \(a\) est une singularité essentielle de \(f\), alors pour tout \(\varepsilon \gt 0\) l’image du disque épointé \(D^*(a,\varepsilon)\) par \(f\) est dense dans \(\mathbb{C}\).
Idée de la preuve : si l’image évitait un disque \(D(c,\delta)\), la fonction \(1/(f-c)\) serait bornée près de \(a\), donc prolongeable (Riemann), et \(f\) aurait un pôle ou une singularité effaçable, contradiction.
| Type en \(a\) | Partie principale | Comportement de \(f(z)\) quand \(z \to a\) | Exemple en \(0\) |
|---|---|---|---|
| effaçable | nulle | limite finie | \(\dfrac{\sin z}{z}\) |
| pôle d’ordre \(m\) | finie, \(a_{-m} \ne 0\) | \(|f| \to +\infty\) | \(\dfrac{1}{z^3}\) |
| essentielle | infinie | aucune limite, image dense | \(e^{1/z}\) |
\(\dfrac{\sin z}{z} = 1 - \dfrac{z^2}{6} + \dfrac{z^4}{120} - \cdots\) n’a aucune puissance négative : singularité effaçable en \(0\), de valeur prolongée \(1\). La fonction \(\dfrac{\cos z}{z^2} = \dfrac{1}{z^2} - \dfrac{1}{2} + \dfrac{z^2}{24} - \cdots\) possède un pôle d’ordre \(2\). Enfin \(e^{1/z} = \sum_{n \ge 0} \dfrac{z^{-n}}{n!}\) contient une infinité de puissances négatives : \(0\) est une singularité essentielle.
3. Fonctions méromorphes
Soit \(U\) un ouvert de \(\mathbb{C}\). Une fonction \(f\) est méromorphe sur \(U\) s’il existe une partie \(P \subset U\) sans point d’accumulation dans \(U\) telle que \(f\) soit holomorphe sur \(U \setminus P\) et que chaque point de \(P\) soit un pôle de \(f\).
Les fractions rationnelles, \(\tan z\), \(\dfrac{1}{\sin z}\), \(\dfrac{1}{e^z-1}\) sont méromorphes sur \(\mathbb{C}\). Quand \(U\) est connexe, l’ensemble des fonctions méromorphes sur \(U\) est un corps : somme, produit et quotient d’une fonction méromorphe par une fonction méromorphe non identiquement nulle restent méromorphes (après effacement des singularités fictives).
Pour trouver les pôles d’un quotient \(g/h\) de fonctions holomorphes, on cherche les zéros de \(h\). Si \(h\) s’annule à l’ordre \(p\) en \(a\) et \(g\) à l’ordre \(q\) (avec \(q = 0\) si \(g(a) \ne 0\)), alors :
- si \(q \lt p\), \(a\) est un pôle d’ordre \(p - q\) ;
- si \(q \ge p\), \(a\) est une singularité effaçable.
4. Résidus
Si \(a\) est une singularité isolée de \(f\) de développement de Laurent \(\sum a_n (z-a)^n\), le résidu de \(f\) en \(a\) est le coefficient \(\operatorname{Res}(f,a) = a_{-1} = \dfrac{1}{2\pi i}\oint_{|z-a|=\rho} f(z)\,dz\).
La seconde égalité vient de la formule des coefficients pour \(n = -1\) : seul le terme en \((z-a)^{-1}\) survit à l’intégration sur le cercle, car \(\oint (z-a)^k dz = 0\) pour \(k \ne -1\).
- Pôle simple : \(\operatorname{Res}(f,a) = \lim\limits_{z \to a} (z-a)f(z)\). Si \(f = g/h\) avec \(h(a)=0\), \(h^{\prime}(a) \ne 0\) : \(\operatorname{Res}(f,a) = \dfrac{g(a)}{h^{\prime}(a)}\).
- Pôle d’ordre \(m\) : \(\operatorname{Res}(f,a) = \dfrac{1}{(m-1)!}\lim\limits_{z \to a} \dfrac{d^{m-1}}{dz^{m-1}}\big[(z-a)^m f(z)\big]\).
- En cas de doute, développer en série de Laurent et lire le coefficient de \((z-a)^{-1}\).
Soit \(f(z) = \dfrac{z}{(z-1)^2(z+3)}\). En \(a=1\), pôle d’ordre \(2\) : on pose \(g(z) = \dfrac{z}{z+3}\), donc \(g^{\prime}(z) = \dfrac{3}{(z+3)^2}\) et \(\operatorname{Res}(f,1) = g^{\prime}(1) = \dfrac{3}{16}\). En \(a = -3\), pôle simple : \(\operatorname{Res}(f,-3) = \dfrac{-3}{(-4)^2} = -\dfrac{3}{16}\). La somme des résidus est nulle, ce qui est cohérent avec \(f(z) \sim 1/z^2\) à l’infini.
Pour \(f(z) = \dfrac{1}{z^4-16}\) au pôle simple \(a = 2\) : \(h(z) = z^4 - 16\), \(h^{\prime}(z) = 4z^3\), donc \(\operatorname{Res}(f,2) = \dfrac{1}{4\cdot 8} = \dfrac{1}{32}\).
5. Indice d’un lacet
Un lacet est un chemin fermé \(\gamma : [0,1] \to \mathbb{C}\), de classe \(C^1\) par morceaux. Son image est notée \(\gamma^*\).
Pour \(a \notin \gamma^*\), l’indice de \(\gamma\) par rapport à \(a\) est \(n(\gamma,a) = \dfrac{1}{2\pi i}\oint_\gamma \dfrac{dz}{z-a}\).
C’est un nombre entier : il compte combien de fois \(\gamma\) tourne autour de \(a\), positivement dans le sens trigonométrique. Il est constant sur chaque composante connexe de \(\mathbb{C} \setminus \gamma^*\) et nul sur la composante non bornée. Pour un cercle parcouru une fois dans le sens direct, l’indice vaut \(1\) à l’intérieur, \(0\) à l’extérieur ; parcouru \(k\) fois, il vaut \(k\) ; parcouru dans le sens horaire, il vaut \(-1\).
Sur le limaçon ci-dessus, la boucle intérieure ajoute un tour : l’indice est \(2\) dans la petite boucle, \(1\) entre les deux boucles, \(0\) à l’extérieur.
6. Le théorème des résidus
Soit \(U\) un ouvert simplement connexe, \(a_1,\dots,a_k\) des points de \(U\), \(f\) holomorphe sur \(U \setminus \{a_1,\dots,a_k\}\), et \(\gamma\) un lacet de \(U\) ne passant par aucun \(a_j\). Alors
\[ \oint_\gamma f(z)\,dz = 2\pi i \sum_{j=1}^{k} n(\gamma,a_j)\,\operatorname{Res}(f,a_j). \]
Idée de la preuve : on retranche à \(f\) la partie principale de son développement en chaque \(a_j\). La différence \(h\) est holomorphe sur tout \(U\), donc \(\oint_\gamma h = 0\) (théorème de Cauchy). Reste l’intégrale des parties principales : chaque terme \((z-a_j)^{-m}\) avec \(m \ge 2\) a une primitive, donc intègre à zéro sur un lacet, et il reste \(a_{-1}\oint_\gamma \dfrac{dz}{z-a_j} = 2\pi i\,n(\gamma,a_j)\,a_{-1}\).
- Repérer les singularités de \(f\) et dire lesquelles sont à l’intérieur du lacet.
- Calculer l’indice de chacune.
- Calculer les résidus utiles uniquement.
- Conclure par la formule \(2\pi i \sum n \cdot \operatorname{Res}\).
Calculons \(\displaystyle\oint_{|z|=3} \frac{z+1}{z(z-2)(z+4)}\,dz\), cercle parcouru une fois dans le sens direct. Les pôles sont \(0\), \(2\) (dans le disque) et \(-4\) (à l’extérieur : \(|-4| = 4 \gt 3\)). Alors \(\operatorname{Res}(f,0) = \dfrac{1}{(-2)(4)} = -\dfrac{1}{8}\) et \(\operatorname{Res}(f,2) = \dfrac{3}{2\cdot 6} = \dfrac{1}{4}\). Donc l’intégrale vaut \(2\pi i\left(-\dfrac{1}{8}+\dfrac{1}{4}\right) = \dfrac{\pi i}{4}\).
7. Calcul d’intégrales réelles
Le théorème des résidus transforme une intégrale réelle en une somme de résidus, à condition de la voir comme la partie d’un contour fermé. Trois situations reviennent sans cesse.
Si \(R = P/Q\) est une fraction rationnelle sans pôle réel avec \(\deg Q \ge \deg P + 2\), alors \(\displaystyle\int_{-\infty}^{+\infty} R(x)\,dx = 2\pi i \sum_{\operatorname{Im} a \gt 0} \operatorname{Res}(R,a)\).
On intègre sur le contour formé du segment \([-R,R]\) et de l’arc de cercle supérieur. Sur l’arc, \(|R(z)| \le C/|z|^2\), donc l’intégrale est majorée par \(\pi \rho \cdot C/\rho^2 \to 0\) quand le rayon \(\rho\) tend vers l’infini.
Calculons \(I = \displaystyle\int_{-\infty}^{+\infty} \frac{dx}{x^2+4x+13}\). Le dénominateur s’annule en \(-2 \pm 3i\) ; seul \(-2+3i\) est dans le demi-plan supérieur. Résidu : \(\dfrac{1}{2z+4}\) en \(z = -2+3i\) donne \(\dfrac{1}{6i}\). Donc \(I = 2\pi i \cdot \dfrac{1}{6i} = \dfrac{\pi}{3}\).
Pour \(R\) rationnelle en deux variables, avec \(z = e^{i\theta}\), \(\cos\theta = \dfrac{1}{2}(z + z^{-1})\), \(\sin\theta = \dfrac{1}{2i}(z - z^{-1})\) et \(d\theta = \dfrac{dz}{iz}\) :
\[ \int_0^{2\pi} R(\cos\theta,\sin\theta)\,d\theta = \oint_{|z|=1} \frac{1}{iz}\,R\!\left(\tfrac{z+z^{-1}}{2},\tfrac{z-z^{-1}}{2i}\right)dz = 2\pi i \sum_{|a| \lt 1} \operatorname{Res}(F,a), \]
où \(F(z) = \dfrac{1}{iz}R\!\left(\tfrac{z+z^{-1}}{2},\tfrac{z-z^{-1}}{2i}\right)\).
Autrement dit, on ne garde que les résidus de \(F\) situés dans le disque unité ouvert, multipliés par \(2\pi i\).
Calculons \(J = \displaystyle\int_0^{2\pi} \frac{d\theta}{13 + 5\sin\theta}\). Avec \(z = e^{i\theta}\), \(J = \oint_{|z|=1} \dfrac{2\,dz}{5z^2 + 26iz - 5}\). Les racines de \(5z^2 + 26iz - 5\) sont \(-\dfrac{i}{5}\) et \(-5i\) ; seule \(-\dfrac{i}{5}\) est dans le disque unité. Le résidu en \(-i/5\) est \(\dfrac{2}{5(z_0 - z_1)} = \dfrac{2}{5\cdot \frac{24 i}{5}} = \dfrac{1}{12i}\). Donc \(J = 2\pi i \cdot \dfrac{1}{12 i} = \dfrac{\pi}{6}\).
Si \(f\) est une fraction rationnelle sans pôle réel qui tend vers \(0\) à l’infini, alors pour \(\lambda \gt 0\), l’intégrale \(\displaystyle\int_{-\infty}^{+\infty} f(x)e^{i\lambda x}\,dx\) converge et vaut \(2\pi i \sum_{\operatorname{Im} a \gt 0} \operatorname{Res}(f(z)e^{i\lambda z},a)\). On obtient les intégrales en cosinus et sinus en prenant partie réelle et partie imaginaire.
Calculons \(K = \displaystyle\int_{-\infty}^{+\infty} \frac{\cos 2x}{x^2+1}\,dx\). On considère \(\dfrac{e^{2iz}}{z^2+1}\), de résidu \(\dfrac{e^{-2}}{2i}\) en \(i\). Alors \(\displaystyle\int \dfrac{e^{2ix}}{x^2+1}dx = 2\pi i \cdot \dfrac{e^{-2}}{2i} = \pi e^{-2}\), nombre réel : la partie réelle donne \(K = \pi e^{-2}\), et la partie imaginaire (intégrale du sinus, impaire) est nulle.
Avant de te lancer dans un calcul de résidu, dessine le contour et place les pôles : la moitié des erreurs vient d’un pôle oublié ou d’un pôle compté à l’intérieur alors qu’il est dehors.
Le terme \(e^{i\lambda z}\) doit décroître sur l’arc : avec \(\lambda \gt 0\), on ferme dans le demi-plan supérieur. Pour \(\lambda \lt 0\), il faut fermer dans le demi-plan inférieur, et le contour est alors parcouru dans le sens horaire (signe \(-\) devant \(2\pi i\)).
À retenir
- Sur une couronne, une fonction holomorphe a un unique développement de Laurent ; il dépend de la couronne choisie.
- Une singularité isolée est effaçable (partie principale nulle), un pôle d’ordre \(m\) (partie principale finie) ou essentielle (partie principale infinie).
- Riemann : bornée implique effaçable. Casorati-Weierstrass : près d’une singularité essentielle, l’image est dense.
- Le résidu est le coefficient \(a_{-1}\) ; pôle simple : \(\lim (z-a)f(z)\) ; pôle d’ordre \(m\) : dérivée d’ordre \(m-1\).
- L’indice \(n(\gamma,a)\) est un entier qui compte les tours de \(\gamma\) autour de \(a\).
- \(\oint_\gamma f = 2\pi i \sum n(\gamma,a_j)\operatorname{Res}(f,a_j)\).
- Intégrales réelles : fractions rationnelles (demi-plan supérieur), fonctions trigonométriques (\(z = e^{i\theta}\)), intégrales de Fourier (lemme de Jordan).
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